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Lésion du ligament croisé postérieur (LCP)

Information patient · Dr François Lozach, chirurgien orthopédiste à Sète · Parcours et qualifications

Comprendre cette pathologie

Le ligament croisé postérieur (LCP) est le pendant du LCA : il empêche le tibia de reculer sous le fémur. Il est anatomiquement plus épais et plus solide, ce qui le rend moins fréquemment lésé.

Sa rupture survient le plus souvent lors d'un choc direct sur la face avant du tibia, genou plié : accident de la voie publique (le tableau de bord), chute en avant en ski ou en moto, choc en sport de contact.

Les symptômes

En phase aiguë : douleur, gonflement, difficulté à plier ou à appuyer sur la jambe. Le diagnostic peut être méconnu car les signes sont parfois moins bruyants que pour un LCA.

À distance, c'est une sensation d'instabilité différente — moins du "genou qui se dérobe" que de la "jambe qui flanche", surtout dans les descentes ou en charge prolongée. Une douleur antérieure du genou (rotule) peut s'installer.

Quelle évolution possible ?

Comme pour le LCA, un LCP rompu ne cicatrise pas spontanément. Toutefois, la rupture isolée du LCP est mieux tolérée que celle du LCA, et de nombreux patients récupèrent une fonction satisfaisante avec une rééducation adaptée.

En revanche, en cas de lésions multiligamentaires associées (LCP + LCL ou autres ligaments), l'instabilité est sévère et l'évolution vers l'arthrose plus rapide.

Les options de traitement

En première intention, traitement non chirurgical : kinésithérapie spécifique pour renforcer le quadriceps (qui compense partiellement le LCP), attelle dans certains cas. Cela suffit dans la majorité des ruptures isolées.

La reconstruction chirurgicale est réservée aux instabilités persistantes, aux lésions multiligamentaires, ou aux patients très sportifs. Une consultation spécialisée précise l'indication.

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