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Conflit fémoro-acétabulaire (CFA)

Information patient · Dr François Lozach, chirurgien orthopédiste à Sète · Parcours et qualifications

Comprendre cette pathologie

Le conflit fémoro-acétabulaire, ou CFA, est une anomalie de forme de la hanche qui crée un accrochage mécanique à chaque mouvement. Soit la tête du fémur présente une bosse à sa jonction avec le col (type Cam), soit le bord du logement osseux est trop couvrant (type Pincer), soit les deux sont associés.

À chaque flexion ou rotation, ces deux pièces osseuses entrent en conflit et viennent pincer les structures molles de l'articulation, en particulier le bourrelet fibro-cartilagineux qu'on appelle le labrum.

Les symptômes

La douleur est typiquement inguinale, dans le pli de l'aine, parfois décrite en forme de C par le patient qui pose la main autour de la hanche. Elle apparaît surtout en position assise prolongée, en montant en voiture, en croisant les jambes ou lors des mouvements en amplitude (sport, étirements).

La hanche perd progressivement de sa souplesse, en particulier la rotation interne. Chez le sportif, la performance diminue : douleur à l'accroupissement, à la course, aux changements de direction.

Quelle évolution possible ?

Le conflit répété finit par abîmer le labrum (qui peut se déchirer) puis le cartilage situé juste à côté. C'est l'une des causes principales d'arthrose de hanche chez l'adulte jeune et le sportif.

Sans correction de l'anomalie de forme, le mécanisme d'usure se poursuit : ce qui n'était qu'un conflit mécanique devient une coxarthrose précoce, parfois dès 35-45 ans.

Les options de traitement

On commence toujours par un traitement non chirurgical : adaptation de l'activité sportive, kinésithérapie ciblée pour renforcer les fessiers et les muscles profonds de la hanche, anti-inflammatoires lors des crises. Cela suffit dans une partie des cas.

Si la douleur persiste et qu'une lésion du labrum ou du cartilage est confirmée à l'imagerie, une chirurgie sous arthroscopie permet de corriger l'anomalie de forme et de réparer le labrum, par deux ou trois petites incisions. L'objectif est double : soulager la douleur et préserver la hanche pour l'avenir. Une consultation spécialisée permet de préciser l'indication.

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