Instabilité chronique de cheville
Comprendre cette pathologie
Les ligaments latéraux de la cheville (en particulier le ligament talo-fibulaire antérieur) stabilisent la cheville et empêchent l'entorse. Quand un patient présente des entorses à répétition, on parle d'instabilité chronique.
Cela survient souvent après une première entorse mal soignée : les ligaments cicatrisent dans une mauvaise position, la cheville reste laxe, et chaque mouvement de torsion déclenche une nouvelle entorse. Une instabilité chronique peut aussi être liée à une morphologie particulière (pied creux, varus calcanéen).
Les symptômes
Sensation de cheville "qui lâche" lors des appuis instables, surtout sur sol irrégulier, dans les escaliers ou en sport. Entorses à répétition, parfois pour des traumatismes mineurs.
Une appréhension permanente s'installe, qui modifie la marche. Des douleurs latérales et un gonflement chronique sont fréquents.
Quelle évolution possible ?
Les entorses à répétition usent progressivement le cartilage de la cheville et peuvent entraîner des lésions ostéochondrales (atteinte cartilage + os sous-jacent). À long terme, le risque est l'arthrose précoce de la cheville.
L'instabilité limite aussi la pratique sportive et expose au risque de chute, notamment chez le sujet âgé.
Les options de traitement
En première intention : kinésithérapie de proprioception (rééducation de l'équilibre et des appuis), renforcement musculaire des péroniers latéraux, attelle ou orthèse en sport.
Quand l'instabilité persiste malgré une rééducation bien conduite, une réparation ou reconstruction chirurgicale des ligaments est proposée (technique de Broström-Gould). Une consultation permet d'évaluer l'indication et la technique adaptée.